Fernando Alonso, la légende toujours affamée de victoire, pourrait envisager de ranger son casque… mais uniquement si l’avenir d’Aston Martin lui réserve enfin la voiture compétitive qu’il poursuit depuis tant d’années. La retraite du taureau des circuits dépendra donc du rugissement de la prochaine monoplace verte !
Alonso : la quête sans fin de la voiture parfaite
Fernando Alonso n’est plus à présenter dans le monde de la Formule 1 : reconnu comme l’un des plus grands pilotes de l’histoire, il continue, malgré les années, d’afficher un niveau de performance digne de ses débuts. Pourtant, la légende espagnole n’a pas seulement accumulé les lauriers : sa carrière récente est également teintée d’une bonne dose de frustration.
Après avoir manqué de peu le titre mondial à plusieurs reprises chez Ferrari — rappelons-le, trois fois vice-champion du monde en quatre ans, dont deux occasions ratées pour quelques points face à Sebastian Vettel et Red Bull —, Alonso a vu ses rêves de couronne s’échapper au gré de voitures trop souvent en retrait. En 2010 et 2012, il termine respectivement à cinq et quatre petits points du sacre, tout en pilotant un bolide moins affûté que ses rivaux. Rageant, non ?
Les grands écarts : de la piste au désert
Après des années à batailler sans la machine idéale, Alonso prend congé de la F1 fin 2018. Mais rassurez-vous, l’homme n’a pas passé son temps en pantoufles ! Il embrasse de nouveaux défis et s’invite sur toutes les pistes du monde :
- Victoire aux 24 Heures du Mans, non pas une, mais deux fois
- Deux titres en championnat du monde d’endurance
- Participation à l’Indianapolis 500
- Rallye Dakar
Entre bitume, tout-terrain et endurance, Alonso n’a jamais quitté le feu de l’action. Pourtant, l’odeur de l’asphalte de F1 semble irrésistible. L’appel du volant le rattrape en 2021 chez Alpine, puis en 2023 chez Aston Martin, où une étincelle survient. Dès les huit premières courses, l’équipe flirte brièvement avec les sommets et Alonso empoche pas moins de six podiums avant que la performance ne s’effrite.
L’espoir Newey et le dilemme de la dernière danse
L’année prochaine, la donne pourrait changer radicalement. Aston Martin s’apprête à lancer sa première voiture conçue sous la direction technique d’Adrian Newey — oui, LE Adrian Newey — la légende du design, recruté en mars, après son départ de Red Bull en avril 2024. Les espoirs sont donc à leur comble chez les Verts et or.
Mais qu’en pense l’intéressé ? Tout dépendra des performances de la nouvelle machine, comme le souligne Alonso :
« Si les choses se passent bien, je pense que c’est un très bon moment pour arrêter, car je poursuis une voiture compétitive et des courses compétitives depuis de très nombreuses années, et si je l’ai, ce serait une belle manière de conclure ma carrière. »
Il précise même :
« Disons que si nous sommes compétitifs, il y a plus de chances que j’arrête. Si nous ne le sommes pas, il sera très difficile de renoncer sans réessayer. »
Quand la chance s’en mêle
Remporter la victoire, Alonso le sait, ce n’est pas seulement une question de talent ou d’ingéniosité technique :
- Il faut miser sur quelques facteurs externes.
- Un soupçon de réussite.
- Et parfois, un petit coup de pouce (ou de faux pas) des adversaires.
Comme le confie le pilote : « Pour concrétiser le travail et le transformer en victoire, on a aussi besoin de certains facteurs extérieurs, un peu d’aide des adversaires, un brin de chance. »
Alors, assistera-t-on à la grande révérence d’Alonso si la nouvelle Aston Martin concrétise enfin ses espoirs ? Ou la faim de victoire sera-t-elle trop forte pour céder avant d’avoir tout tenté ? Seule la prochaine saison nous dévoilera le dernier acte d’une carrière hors du commun. Que vous soyez pro-Aston ou simple amateur de sport, tenez-vous prêts : le spectacle promet d’être au rendez-vous !

Marc décortique l’univers automobile et motocycliste avec un œil technique et passionné. Son expérience sur route et en atelier lui permet d’analyser performances, entretien et innovations du secteur. Ses articles guident les conducteurs dans leurs choix et leur compréhension mécanique.

