Alpine en pleine incertitude : qui sera le coéquipier de Gasly en F1 pour 2026 ? La décision finale approche

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Le grand frisson de l’intersaison s’installe chez Alpine : qui, aux côtés de Pierre Gasly, prendra le volant en 2026 dans un paddock bousculé par de nouveaux règlements et… une pincée de suspense à la française ? La décision approche, mais rien n’est joué. Plongée au cœur des choix stratégiques et des rebondissements maison.

Changement d’ère chez Alpine : nouveaux moteurs, nouveaux enjeux

Alpine, la structure propriété de Renault, tourne une page de son histoire en mettant fin à son programme moteur pour adopter une mécanique Mercedes dès 2026. Ce virage marque aussi l’arrivée d’une nouvelle ère réglementaire en Formule 1, où toutes les équipes repartent (presque) d’une feuille blanche pour concevoir leurs bolides.

Ce passage au statut d’équipe cliente offre quelques avantages bienvenus :

  • Budget allégé pour le développement aérodynamique
  • Focalisation sur d’autres aspects de la voiture

Mais, même en plein remue-ménage, certains piliers demeurent : Pierre Gasly a signé une prolongation de contrat pendant le Grand Prix d’Italie, le liant à Alpine jusqu’à la fin de la saison 2028. La stabilité incarnée… pour un seul baquet.

Le siège musical du deuxième pilote : Doohan out, Colapinto sous surveillance

Pour le second baquet, le flou règne. Après avoir commencé la saison 2025 avec Jack Doohan, Alpine l’a remplacé dès la sixième course par Franco Colapinto, créant un peu de spectacle et pas mal de débats – la tradition française, en somme.

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Petit retour en arrière : Doohan avait fait ses débuts lors du GP d’Abu Dhabi 2024 – une course propre, une 15e place et de grands espoirs. Mais en 2025, ni points ni réussite, avec des abandons à Melbourne et Miami. Sans surprise, la pression montait avant même le lancement de la saison. L’arrivée de Colapinto, débauché de Williams comme pilote de réserve, y était pour quelque chose : Williams n’ayant plus de place à cause de l’arrivée de Carlos Sainz, Colapinto reprenait espoir en F1 via Alpine.

Après sa rétrogradation au rang de réserviste/testeur post-Miami, Doohan semble désormais hors jeu pour 2026, surtout que Colapinto a montré des signes d’amélioration (même si ce n’est pas encore la folie).

Franco Colapinto : promesses, pression et réalité

Franco Colapinto a fait forte impression dès qu’il a remplacé Logan Sargeant chez Williams en 2024. Premier Argentin en F1 depuis 23 ans, il a même marqué des points lors de deux de ses quatre premières courses. Mais les espoirs placés en lui se sont heurtés à de multiples crashs en fin de saison, lui coûtant sa place de titulaire initialement pour 2025… avant la porte d’Alpine.

Signer ce jeune talent était engageant, mais la pression s’est faite sentir :

  • En 11 courses aux côtés de Gasly, toujours aucun point pour Colapinto.
  • En qualification, il est mené 8 à 4 par Gasly.

Flavio Briatore, conseiller exécutif, a lui-même reconnu pendant le GP des Pays-Bas que le team avait peut-être mis trop de pression sur son jeune poulain argentin. « Le pilote reste un être humain », rappelle-t-il. Gérer des jeunes de 19 à 23 ans qui découvrent la F1, ça relève parfois du funambulisme. Briatore souffle : « Peut-être que j’ai raté quelque chose dans la gestion de Colapinto. »

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Malgré tout, Colapinto reste la piste interne la plus probable pour 2026… à condition d’éviter les sorties de piste coûteuses, de rester proche du rythme de Gasly et de montrer une marge de progression. Il faut aussi nuancer : il n’a pas eu de préparation hivernale, ayant sauté dans la monoplace à Imola, et la voiture Alpine, loin d’être une flèche, végète en fond de classement, à 0,367 seconde en moyenne du dixième au classement sur l’ensemble des courses.

Paul Aron : le joker estonien qui intrigue

Mais attention, Paul Aron n’a pas dit son dernier mot ! À 21 ans, le pilote estonien, passé par le programme junior Mercedes après une brillante carrière en karting et en formules de promotion (F4, F3, F2), a rejoint Alpine comme pilote d’essai et réserviste fin 2024. Troisième de la F2 l’an passé, il multiplie les apparitions en essais libres, notamment trois séances FP1 en 2025 (deux prêté à Sauber).

À Monza, lors de sa prise en main de la voiture de Colapinto, Aron était à une demi-seconde de Gasly lors des essais libres, mais ces résultats sont à prendre avec des pincettes (stratégies et pneus différents, comme toujours en FP1).

Plus de séances FP1 sont au programme pour Aron et Alpine, avec des tests comparatifs à venir contre Colapinto. Les premiers retours sont prometteurs, et les échanges techniques avec les ingénieurs laissent planer un vent d’optimisme sur la candidature du jeune Estonien. Briatore l’a d’ailleurs clairement dit : le baquet 2026, ce sera Colapinto ou Aron.

  • Aron : formation ultra-solide, vitesse et adaptabilité, dialogue apprécié avec les teams.
  • Comparatifs prévus entre Aron et Colapinto en séances libres : le bras de fer commence.
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En résumé ? Alpine devra trancher d’ici novembre – interne ou, sait-on jamais, un profil externe si le marché l’exige. Mais la bataille Colapinto-Aron pour accompagner Gasly promet, au minimum, d’agiter les débats au café du paddock. 2026 s’annonce mouvementée à Enstone… et on ne demande qu’à vibrer !