Citroën GS : essai, fiabilité, prix et conseils d’achat

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Voiture classique Citroën GS bleue garée sur un sol gravillonné devant des arbres

L’info clé :

La Citroën GS s’est imposée comme une voiture compacte française emblématique produite de 1970 à 1986 dans ses versions GS et GSA avec près de 2,5 millions d’exemplaires fabriqués. Son système innovant de suspension hydropneumatique et ses motorisations boxer, dont le rare moteur birotor, ont marqué une ère où confort et tenue de route faisaient la renommée du modèle. La GS/GSA reste une référence historique et technique, encore prisée sur le marché des occasions.

Quelle Citroën GS choisir face à un marché qui valorise autant les exemplaires restaurés que les modèles d’origine ? L’enjeu dépasse le simple prix en euros, car cette tenue de route exceptionnelle et son architecture autoporteuse nécessitent une vérification rigoureuse du châssis et de la carrosserie. La complexité mécanique invite également à connaître les spécificités de la boîte 5 vitesses ou semi-automatique ainsi que les particularités du moteur birotor rare. Après lecture, vous serez mieux armé pour évaluer fiabilité, confort intérieur et, si vous cherchez, vous orienter vers les bonnes annonces de Club Citroën GS et les prix du marché.

Citroën gs : histoire et période de production

Genèse et lancements

La Citroën GS a été produite en France de 1970 à 1981 avec près de 1,9 million d’exemplaires fabriqués, tandis que sa version restylée la GSA a pris le relais de 1979 à 1986 avec plus de 570 000 unités. Cette voiture compacte française comblait un vide entre les petites populaires comme la 2CV et les grandes berlines DS, dans un marché où la concurrence étrangère gagnait en présence.

Lancée officiellement au salon de Paris en octobre 1970, la GS se démarquait par son style fluide conçu sous la direction de Robert Opron et par ses nombreuses innovations technologiques. De même, la GSA apporta un design modernisé et quelques évolutions techniques marquantes, comme un hayon et des finitions revues.

Évolution des modèles et déclinaisons

La gamme comprenait des berlines 4 portes et des breaks, ainsi que des versions commerciales à 3 portes. Entre 1970 et 1980, la GS de première génération se déclinait en versions Confort et Club. Puis la GSA est arrivée avec une carrosserie allongée, des pare-chocs en plastique, et un intérieur modernisé. Elle fut produite jusqu’en 1986 avant d’être remplacée progressivement par la Citroën BX.

Entre autres versions, certaines séries limitées comme la GSA Tuner, Cottage ou Chic sont aujourd’hui recherchées. Un modèle exceptionnel reste la GS Birotor, produite en moins de 900 exemplaires entre 1973 et 1975, équipée d’un moteur Wankel birotor, remarquable mais rare et fragile.

Caractéristiques techniques et motorisations

Motorisations et performances

La Citroën GS/GSA possède une gamme de moteurs 4 cylindres boxer refroidis par air, allant de 602 cm3 à 1299 cm3. Les puissances oscillent entre 55 et 65 ch DIN, avec des performances modestes mais adaptées à l’époque : vitesse maximale de 147 à 164 km/h et accélération de 0 à 100 km/h autour de 17 à 18 secondes.

Le démarrage s’est fait avec le moteur 1 015 cm3 de 55,5 ch, remplacé progressivement par le 1 129 cm3 puis le 1 222 et enfin le 1 299 cm3 pour plus de souplesse et de reprises.

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Parmi les options mécaniques, on trouve une boîte manuelle à 4 ou 5 vitesses, ainsi qu’une boîte semi-automatique à 3 rapports sur certaines GS et GSA, offrant un confort urbain supplémentaire.

Le moteur birotor : un cas à part

La GS Birotor reste une curiosité technique, disposant d’un moteur Wankel birotor de 995 cm3 (équivalent à 1 990 cm3), produisant 107 ch DIN. Elle atteint 175 km/h mais avec une consommation importante, autour de 12,8 L/100 km, et une fiabilité mécanique délicate, notamment liée à l’usure rapide des segments d’étanchéité des rotors.

Les différences de consommation entre les moteurs boxer varient de 9,3 à 12,8 L/100 km selon la cylindrée et le style de conduite, le moteur 602 cm3 étant le plus sobre mais aussi le moins performant.

La suspension hydropneumatique, simplifiée par rapport à la DS, contribue au confort et à la tenue de route. Il est conseillé de vérifier régulièrement les sphères hydropneumatiques et la pression du liquide LHM pour éviter des dépenses importantes. Le remplacement de certaines pièces comme l’embrayage ou la boîte nécessite souvent la dépose du moteur, ce qui est un point d’entretien particulier à prendre en compte.

Design, architecture et dimensions

Carrosserie et dimensions

La Citroën GS a une longueur d’environ 4,12 m, une largeur allant de 1,61 à 1,68 m selon la version, et une hauteur comprise entre 1,15 et 1,35 m. Ce format correspond à une voiture compacte mais spacieuse, accueillant entre 4 et 5 places.

Elle présente une architecture de caisse monobloc autoporteuse, sans châssis séparé et avec deux berceaux rigides boulonnés aux extrémités qui supportent toute la mécanique. Cette conception légère améliore le comportement routier mais rend la corruption de la coque particulièrement problématique, surtout sur les bas de caisse, planchers, et points d’ancrage des ceintures de sécurité.

Design intérieur et équipement

Le design intérieur, sobre et fonctionnel, privilégie le confort, avec un tableau de bord équipé d’un compteur de vitesse rotatif sous loupe. Les versions GSA proposent des commandes satellites pratiques, un système de rappel d’équipements par témoins lumineux ainsi qu’un volant monobranche inclinable pour la sécurité.

La suspension oléopneumatique combinée à un freinage à disques sur les quatre roues assure une conduite confortable et sûre, même à haute vitesse. La direction à crémaillère avec pivot dans l’axe des roues minimise les efforts latéraux, assurant une tenue de route précise et stable.

Confort et tenue de route

Qualités dynamiques

La tenue de route de la Citroën GS est excellente dans sa catégorie grâce à sa suspension hydropneumatique et à la géométrie avancée de son train avant. La stabilité est assurée même dans des conditions difficiles, avec une direction précise non assistée qui restitue très peu de vibrations.

Ses pneus étroits et hauts contribuent à une meilleure adhérence sur chaussée glissante, tandis que les suspensions absorbent efficacement les irrégularités. Le freinage est puissant grâce aux quatre disques assistés sous haute pression, offrant une sécurité active notable.

Confort intérieur

Le confort à bord est reconnu, avec des sièges enveloppants et un intérieur silencieux, notamment grâce au moteur boxer refroidi par air avec courroies crantées limitant les bruits mécaniques. La suspension hydropneumatique offre une amplitude de réglage de hauteur, bien que limitée en position basse.

Les commandes sont intuitives et ergonomiques, cependant la pédale de frein à course courte peut surprendre au départ. La qualité des matériaux est correcte mais la finition initiale des premiers modèles pouvait sembler basique.

Notre conseil. « Avant tout achat, inspectez minutieusement la coque pour détecter toute corrosion, car c’est la clé pour une Citroën GS durable et fiable. »

Fiabilité et problèmes connus

Points faibles mécaniques

Les premières GS produites entre 1970 et 1972 ont montré une fiabilité mécanique limitée, avec des problèmes d’usure prématurée des arbres à cames et une consommation excessive d’huile liée à des joints de tiges de culbuteurs défectueux. Ces défauts furent améliorés à partir de 1972 avec les versions X2 et X3.

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La complexité de certaines réparations, comme le remplacement de l’embrayage ou des silentblocs de boîte qui nécessitent la dépose du moteur, demande une attention particulière et un bon suivi d’entretien. Par ailleurs, le système hydropneumatique nécessite une surveillance régulière des sphères et de la pression du liquide LHM pour éviter des pannes coûteuses.

Corrosion : le talon d’Achille

La corrosion, surtout au niveau des bas de caisse, planchers, passages de roues arrière et des points d’ancrage des ceintures, est le principal problème rencontré sur ce modèle. Il faut impérativement contrôler ces zones clés lors de l’achat pour éviter de lourds travaux de restauration.

Le châssis autoporteuse léger et la structure sans renfort châssis rendent la résistance à la rouille moins tolérante qu’une construction traditionnelle. L’absence d’entretien ou le stockage inadéquat accélèrent la dégradation, parfois jusqu’à la perforation complète.

Prix, marché de l’occasion et conseils d’achat

Tarifs et disponibilité

Sur le marché de l’occasion, les prix d’une Citroën GS ou GSA saine tournent généralement entre 4 000 et 12 000 euros selon l’état, la motorisation, la version (berline ou break), et la rareté. Certaines séries spéciales comme la GSA Chic ou la GS Birotor peuvent atteindre des prix plus élevés en collection.

Les annonces se trouvent sur divers sites spécialisés ainsi que via le Club Citroën GS, qui propose un accompagnement précieux pour dénicher des modèles restaurés ou parfaitement entretenus.

Conseils pratiques d’achat

Lors de l’inspection d’une GS/GSA, il est vital d’examiner en détail la coque autoporteuse en se mettant sous le véhicule et en vérifiant les soubassements, les bas de caisse, planchers et points d’ancrage des ceintures.

Ensuite, il convient de tester le fonctionnement de la suspension hydropneumatique, en vérifiant la pression et l’état des sphères et en s’assurant qu’il n’y a pas de fuites sur le circuit LHM.

Un essai routier permet de contrôler la tenue de route, la précision de la direction, la puissance de freinage et le comportement général. La transmission doit passer de façon fluide, sans à-coups ni bruits suspects, la pédale d’embrayage doit rester souple.

Enfin, un historique d’entretien complet garantira une meilleure fiabilité et vous évitera des surprises désagréables. Il est recommandé de faire appel à un professionnel ou à un club spécialisé pointu pour une évaluation précise avant achat.

Quelle est la consommation d’une Citroën GS ?

La consommation de carburant varie principalement selon la motorisation et le mode de conduite. Les petits moteurs 602 et 1129 cm3 consomment environ 9,3 à 10,5 L/100 km en conduite mixte, tandis que les versions plus puissantes, notamment la 1299 cm3, grimpent à 11-12 L/100 km.

La GS Birotor reste la plus énergivore avec une consommation estimée à 12,8 L/100 km, résultant de son moteur rotatif gourmand en carburant. Ces chiffres correspondent à une époque où les normes environnementales étaient moins strictes.

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Pour optimiser la consommation, il est conseillé d’adopter une conduite souple, d’éviter les accélérations brutales et de veiller à l’entretien régulier, notamment au bon réglage du carburateur et du système d’allumage.

Quelle est la différence entre Citroën GS et GSA ?

Évolutions esthétiques et techniques

La principale différence entre la GS et la GSA concerne leur phase de production et leur style : la GS est la version originale, produite de 1970 à 1981, tandis que la GSA est une évolution restylée apparue en 1979 et commercialisée jusqu’en 1986.

La GSA se distingue par un hayon arrière pratique, des pare-chocs en plastique avec déflecteurs, un intérieur modernisé et un tableau de bord réactualisé avec des commandes satellites pour un meilleur confort d’usage.

Motorisations et équipements

Du point de vue mécanique, la GSA hérite de moteurs boxer 1,1 à 1,3 L similaires à la GS mais offre généralement une boîte manuelle à 5 vitesses en option, tandis que la GS est souvent limitée à 4 rapports. La GSA propose aussi des versions avec boîte semi-automatique.

La GSA bénéficie de quelques améliorations dans la finition, notamment sur la qualité des matériaux et des équipements, même si la conception reste globalement fidèle à celle de la GS.

FAQ — Citroën gs

Combien de chevaux a une Citroën GS ?

La Citroën GS dispose de moteurs 4 cylindres boxer dont la puissance varie entre 55 et 65 chevaux DIN, selon la cylindrée et la version. Le modèle Birotor atteint 107 chevaux grâce à son moteur Wankel birotor, mais reste une exception rare.

Quelle est la date de sortie de la Citroën GS ?

La Citroën GS a été lancée officiellement au salon de Paris en octobre 1970. Sa production s’est étalée de 1970 à 1981, avec la version restylée GSA commercialisée de 1979 à 1986.

Quelle est la puissance de la Citroën GSA ?

La Citroën GSA reprend des moteurs boxer allant de 55 à 65 chevaux DIN, semblables à ceux de la GS. Elle propose aussi une boîte manuelle 5 vitesses en option et des améliorations techniques, mais garde des puissances comparables.

Quel est le prix d’une Citroën GSA X3 ?

Le prix d’une Citroën GSA X3 sur le marché de l’occasion varie selon l’état et la rareté, généralement entre 4 000 et 12 000 euros pour un modèle sain. Les versions X3, comme d’autres séries spéciales, peuvent atteindre des tarifs plus élevés en collection.

Quels sont les principaux problèmes de fiabilité de la Citroën GS ?

Les principaux problèmes de fiabilité de la Citroën GS concernent l’usure prématurée des arbres à cames sur les modèles précoces et la corrosion fréquente des bas de caisse et planchers. Le système hydropneumatique demande aussi une surveillance régulière pour éviter des pannes coûteuses.

Quelles sont les différences majeures entre la Citroën GS et la GSA ?

La Citroën GSA est une version restylée de la GS, introduite en 1979 avec un hayon arrière, un intérieur modernisé, des pare-chocs en plastique et souvent une boîte 5 vitesses ou semi-automatique. La GS est la version originale produite de 1970 à 1981.