Fernando Alonso révèle la course incroyable dont personne ne se souviendra jamais selon lui

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Fernando Alonso, magicien de la F1 et allergique à l’abandon, lève le voile sur une course mémorable de sa carrière… dont personne ne se souviendra jamais, hormis lui et peut-être quelques ingénieurs émerveillés ! Retour sur une épopée méconnue au cœur de la saison 2011, entre boîte de vitesses récalcitrante et inventivité débordante.

Un palmarès XXL, mais un instant de bravoure oublié

En vingt-deux ans de carrière et plus de 417 Grands Prix au compteur, Fernando Alonso s’est forgé une place parmi les plus grands pilotes de l’histoire de la Formule 1. L’Espagnol, qui a délogé le redoutable Michael Schumacher au début du nouveau millénaire, a fait au moins un podium lors d’un peu plus d’un quart des courses auxquelles il a participé. Cette constance de haut niveau l’a aussi bien mené sur les podiums que dans les livres d’histoire, même si ces dernières années, la régularité s’est estompée. La saison 2023, malgré un début prometteur avec Aston Martin, a vu l’écurie retomber progressivement dans le rang du milieu de grille.

D’ailleurs, Max Verstappen, champion du monde 2023, ne tarit pas d’éloges envers Alonso. Il n’hésite pas à le qualifier de meilleur pilote du plateau actuel, vantant notamment son art du combat roue contre roue et son intelligence de course supérieure à celle de ses rivaux.

Cap sur Sepang 2011 : le génie naît dans l’urgence

Interrogé par Jake Humphrey lors d’un entretien, Alonso a révélé ce qu’il considère comme sa prestation la plus marquante en F1. Après un court moment de réflexion, il ne cite ni une victoire glorieuse, ni une remontée héroïque classique, mais… la Malaisie, en 2011 ! Ce jour-là, à Sepang, le sort s’acharne : problème de passage des vitesses, boîte quasiment hors service.

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Loin de se résigner, il explique : « Par désespoir, j’ai tenté de biper l’accélérateur à la descente des rapports, parce que sinon j’allais être contraint d’abandonner la voiture dans le tour. » Imaginez la scène : Alonso, conseil radio à la main, demande à son ingénieur Ferrari si sa manœuvre ne risquait pas d’achever la boîte. Réponse : feu vert, si cela ne le dérange pas de piloter… à l’instinct ! Le reste ? Trente tours à exécuter la méthode : passage de vitesses vers le haut, rien à signaler, mais chaque freinage devient un exercice d’acrobatie où il doit pouvoir « bip » l’accélérateur deux fois, en appuyant sur la pédale de frein, pour obtenir la descente souhaitée.

Petite leçon d’orgueil, mode survie… et standing ovation maison

  • 30 tours héroïques, la boîte brinquebalante
  • Des ingénieurs Ferrari admiratifs… et probablement soulagés !
  • Un Alonso bien décidé à tout tenter avant de renoncer à courir

Après course, les mécaniciens de la Scuderia sont restés médusés devant la capacité d’Alonso à inventer une solution aussi rapidement à un souci jamais rencontré ni testé en essais. Sa réponse ? Tranchante et sans détour : « Je déteste perdre, je déteste abandonner la voiture, et j’essaierai toujours tout avant d’accepter un abandon. »

L’Espagnol insiste sur le niveau de concentration requis : réagir instantanément à un problème inédit, transformer chaque virage en test inédit, c’est un exploit invisible qui vaut parfois mieux qu’un simple trophée.

Le futur peut sourire à Alonso chez Aston Martin ?

À 42 ans, Alonso n’a pas dit son dernier mot. Selon l’évolution de son équipe, et notamment grâce à l’arrivée d’Adrian Newey, ex-chef aérodynamicien de Red Bull et nouveauté phare chez Aston Martin, le rêve d’un troisième titre mondial n’a jamais semblé aussi vivant. Alonso salue déjà l’impact inédit de l’ingénieur britannique depuis son entrée dans l’équipe, le considérant comme un atout décisif dans la quête de la gloire retrouvée.

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Pour conclure, si la victoire n’est pas toujours synonyme de glamour ou d’euphorie, il existe des courses dont le mérite réside dans la résilience, l’adaptabilité… et la capacité à dompter une boîte de vitesses capricieuse ! À tous ceux qui redoutent les imprévus : ne jamais sous-estimer la force de l’obstination – ni celle d’un bip stratégique au bon moment.