La Ferrari F1 mythique de Jean Alesi en vente : une opportunité unique à saisir pour les passionnés

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Les palpitations s’accélèrent, le cœur bat comme un V12 à pleine charge : un trésor de la Formule 1, ayant appartenu à l’illustre Jean Alesi, arrive sur le marché pour le plus grand bonheur des collectionneurs. À vos casques et, surtout, à vos portefeuilles… car la Ferrari F1 de 1992, mise en vente, n’a rien d’ordinaire !

Une Ferrari d’exception, témoin de l’épopée Alesi

C’est confirmé : Jean Alesi, ancien pilote emblématique de la Scuderia Ferrari, se sépare d’un bijou mécanique qu’on ne voit que rarement quitter les circuits ou les collections les plus exclusives. Sa Formule 1 Ferrari F92A de 1992, offerte par la mythique écurie italienne à la fin de cette saison, est mise aux enchères par la maison Artcurial. Une annonce faite le lundi 13 octobre, qui fait déjà vibrer tous les passionnés de sport automobile.

La monoplace rouge, en parfait état de marche (comme quoi, certaines reliques vieillissent mieux que notre dos…), est équipée d’un rugissant moteur V12 de 750 chevaux. Elle n’a pas seulement abrité les espoirs du pilote avignonnais lors d’une année marquée par la suprématie de Nigel Mansell au championnat du monde, mais elle trônait aussi, depuis trente ans, dans la salle de sport privée de son propriétaire. Une pièce de musée, ou plutôt… du circuit directement au salon !

Un choix mûrement réfléchi par Jean Alesi

Pourquoi se séparer d’un tel symbole ? La réponse de Jean Alesi est aussi touchante qu’authentique : « Lors du dernier Grand Prix de Monza, j’ai eu le bonheur de reprendre le volant de ma Formule 1 Ferrari de 1995, aussi équipée d’un V12 à la musicalité si caractéristique. En rentrant à la maison, voir ma F92A de 1992 posée dans ma salle de sport m’a convaincu que sa place était sur un circuit. »

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Confiant sa volonté de redonner vie à ce bolide, il ajoute : « J’ai donc décidé de la mettre en vente pour qu’un passionné lui redonne vie et fasse de nouveau rugir ce V12 de légende ! Elle sera remplacée chez moi par la première Tyrrell Formule 1 de ma carrière que j’ai encore la chance de posséder. » On peut dire que, chez Alesi, la passion est loin de se garer au garage.

Un marché rare et une provenance précieuse

Il faut le dire, voir une Formule 1 authentique sur le marché relève du miracle… ou presque ! Matthieu Lamoure, président d’Artcurial Motorcars, précise que « La voiture est estimée entre trois et quatre millions d’euros et le marché décidera de son prix ». Il souligne également le caractère exceptionnel de ce lot :

  • Provenance directe d’un pilote usine, réputé pour son style spectaculaire.
  • Un cadeau officiel de la Scuderia à la fin de la saison 1992.
  • Une mise en vente directe par le pilote lui-même, ce qui est rarissime.

Habituellement, ces monoplaces restent jalousement gardées par les écuries ou collectionneurs privés. Cette mise en vente est donc un événement unique, d’autant que le marché des Formule 1 historiques n’est en général alimenté que d’une ou deux transactions par an… Exception faite de cette année, marquée par la vente de la collection impressionnante de 69 F1 issues de la collection privée de Bernie Ecclestone, rachetée par Mark Mateschitz, héritier de Red Bull.

Artcurial Motorcars prévoit d’ailleurs la mise aux enchères de plusieurs autres monoplaces en décembre, mais peu peuvent se targuer d’une telle histoire.

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Jean Alesi, champion dans l’âme et sur la piste

Petit rappel pour ceux qui auraient loupé la décennie : Jean Alesi, aujourd’hui âgé de 61 ans, a disputé 184 Grands Prix, et a remporté celui du Canada en 1995 sous les couleurs Ferrari. Il a porté les couleurs de la Scuderia durant cinq saisons, de 1991 à 1995, avant de courir aussi pour Prost et Sauber. Figure respectée parmi les passionnés, il poursuit aujourd’hui sa route en tant que président du Circuit Paul-Ricard.

En bref ! Pour les amateurs de vitesse, d’histoire automobile et de prestige, cette vente représente une opportunité quasi inédite. Mais, on le répète, seuls les fans dont le compte en banque pourrait faire pleurer une Ferrari sont invités à lever la palette ! Pour les simples rêveurs, profitez de l’admiration… et peut-être du doux bruit, bientôt, de ce V12 remettant quelques tours sur circuit.
Parce que, parfois, le bonheur sur quatre roues tient à un simple coup de marteau…