Pourquoi Frank Williams a-t-il évincé ce pilote de F1 après une seule séance ?

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Un tour de piste, la porte : Pourquoi Frank Williams a-t-il remercié Masami Kuwashima après une seule séance ?

Une époque incertaine pour Williams

Dans les années 1970, la Formule 1 était un univers impitoyable. Encore plus lorsque, comme Frank Williams, on se battait pour tout simplement exister sur la grille. À cette période, il n’était pas rare de voir une valse de pilotes débarquer pour une course, puis disparaître, selon les moyens. Williams, pour maintenir son équipe à flot, faisait appel à une multitude de talents plus ou moins brillants, principalement appâtés par leurs sponsors. L’argent appelait la vitesse, ou l’inverse ?

Mais parfois, les choses se compliquaient… Un pilote a connu un séjour éclair chez Williams, et pas par excès de talent : Masami Kuwashima.

La sélection de pilotes à la carte

À cette époque, boucler une saison complète de F1 relevait presque du miracle financier. Ainsi, au fil des ans, Williams utilisa pas moins de sept pilotes différents, dont Jackie Ickx ou le néo-zélandais Chris Amon – icônes du paddock. Quand l’équipe débarqua au circuit de Fuji, elle aligne alors un duo où seul l’italien Arturo Merzario est familier des circuits européens ; son nouveau coéquipier n’est autre que le local Masami Kuwashima.

Kuwashima, qui arpentait les circuits du monde depuis un moment, venait tout droit du championnat japonais de F2, où il performait de manière plutôt… moyenne en 1976. Toutefois, son bagage n’était pas inintéressant : il avait roulé en Formule 3 en Europe et participé à la Formule 2 européenne en 1974. Ce championnat couronné par des noms tout droit sortis du Hall of Fame – Patrick Depailler, Jacques Laffite, et John Watson – vous plante le décor.

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Kuwashima, l’éclair noir… qui peine à briller

  • Kuwashima portait le surnom de « Black Lightning », une référence flatteuse à Toni Sailer, skieur autrichien devenu vedette au Japon.
  • Malheureusement, la comparaison s’arrête là. Sa séance d’essais pour le Grand Prix du Japon 1976 au volant de la Wolf-Williams fut poussive. Pas une tempête sur l’asphalte, mais un nuage gris qui traînasse.
  • Pire encore pour Kuwashima, l’argent de son sponsor n’arriva pas à temps… ou pas du tout ! Or, chez Williams en ces temps difficiles, la rapidité comptait autant sur la piste qu’au niveau du virement bancaire.
  • Décision sans appel : Frank Williams l’évince après une seule séance. Un record ? Presque ! Hans Binder saute dans la monoplace laissée vacante et réalise un chrono à peine meilleur : seulement une demi-seconde de mieux que Kuwashima. Mais il se classe 25e, alors que la grille compte généralement 24 places ! Familier des marches arrières, Frank Williams envoie donc Kuwashima rejoindre la longue liste des pilotes à carrière F1 plus courte qu’un tour de circuit.

Une trace furtive, mais pas effacée

L’histoire ne s’arrête pas là. Arturo Merzario, décidément abonné à la poisse, n’a fini aucune de ses sept courses cette saison-là. Quant à Kuwashima, si son passage en F1 s’est résumé à une séance d’essais, il reste associé à la fin d’une ère chez Williams… et au tout début de la grande aventure du futur champion constructeur britannique.

Après 1979, la carrière de Kuwashima au Japon s’éteint sans bruit, mais dans les livres d’histoire, il figure encore — ne serait-ce qu’en bas de page. Car après tout, c’est grâce (ou à cause) de ces moments de galère que Frank Williams pourra rebondir pour écrire les pages plus glorieuses de son écurie en solo.

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En conclusion : Que retenir ? Les règlements de compte étaient aussi rapides que les monoplaces ! Si votre nom est Masami Kuwashima et qu’on vous appelle pour un siège chez Williams, vérifiez que vos sponsors tiennent la route… et que votre pied droit soit d’aplomb. Un conseil toujours valable, même à l’ère moderne de la F1.